Comme pour tout le monde, l’environnement dans lequel j’ai grandi a défini mes valeurs et fondé mes convictions.
Fille d’enseignants et citoyens actifs et engagés, j’ai pris goût très tôt aux discussions politiques à la table familiale et j’ai adopté une conception de la République fondée sur l’école publique laïque, gratuite et obligatoire, créatrice d’égalité, promotrice de fraternité, garantissant l’apprentissage de l’exercice de la liberté dans le respect de chacun.
Enfant du métissage réunionnais, j’ai toujours pensé que la diversité des cultures enrichit l’identité française et que la citoyenneté est d’abord définie par le partage des valeurs républicaines.
Sympathisante socialiste depuis mon premier vote aux élections présidentielles de 1995, mes convictions sont ancrés dans une conception jauréssienne du socialisme. Je pense que le rôle du politique est de tendre vers une société démocratique socialement juste qui garantisse à chaque individu l’opportunité de réaliser son potentiel et de choisir sa vie en toute liberté, dans le respect de chacun, par la solidarité entre catégories sociales et entre générations et par le développement durable et équitable.
Ingénieur en télécommunications, je suis passionnée par les évolutions technologiques et leur impact sur nos sociétés. Ce regard tourné vers le futur informe beaucoup ma réflexion sur le rôle de l’Etat et l’envergure des politiques publiques sur le long terme, afin d’accompagner au mieux ces évolutions pour que le progrès technologique reste au service du progrès humain et au bénéfice de tous.
Mon expérience américaine n’a pas altéré mes valeurs ni mes idéaux. Vivre à New York, ville ou on peut voir au quotidien extrême richesse et extrême pauvreté, les a même sans doute renforcées. C’est d’ailleurs aux Etats-Unis que j’ai adhéré au Parti Socialiste.
Ceci qui a évolué, c’est ma conception de l’action politique, devenue plus pragmatique, avec un réformisme pleinement assumé mais ambitieux et créatif, ouvert aux sources d’inspiration venues du monde entier.
Je n’ai pas grandi en rêvant de faire une carrière politique. J’ai fait des études scientifiques, j’ai toujours travaillé dans le privé en France comme aux Etats-Unis, je suis partie à l’étranger par sens de l’aventure personnel et par opportunité professionnelle. J’ai d’abord conçu mon engagement politique et associatif comme un simple engagement citoyen. C’est donc tardivement que j’ai choisi de donner la priorité à mes projets politiques par rapport à ma carrière professionnelle.
Si j’ai décidé de sauter ce pas, c’est parce que mon travail au sein de la Fédération des Français de l’Étranger du Parti Socialiste et de l’association Français du Monde, et en tant que conseillère à l ‘Assemblée des Français de l’Étranger m’a convaincu d’une part qu’il y a beaucoup à faire pour défendre comme il se doit les intérêts des Français de l’étranger, et d’autre part que mon parcours personnel et professionnel atypique au sein du monde politique français et pourtant si commun pour les Français de l’étranger peut me permettre d’apporter une nouvelle forme de diversité dans le débat national français.
J’ai l’audace de penser que les Français, malgré leur scepticisme et parfois même leur défiance malheureusement trop souvent justifiés, veulent encore croire à l’efficacité de l’action politique, à l’intégrité et à la détermination de leurs représentants. Je veux leur donner raison.

